Ce qui distingue le nettoyage d'une copropriété de celui d'un bureau

Une copropriété n'a pas d'horaires de fermeture : les parties communes sont traversées à toute heure, par des résidents, des livreurs et des visiteurs. L'entretien doit donc composer avec une fréquentation continue plutôt qu'avec une fenêtre d'intervention, ce qui change le choix des produits, le temps de séchage acceptable et l'ordre dans lequel les zones sont traitées.

La deuxième différence est la nature des salissures. Dans un immeuble d'habitation, l'essentiel de ce qui arrive au sol vient de l'extérieur : sable, sel, terre, feuilles. Un entretien efficace commence donc aux seuils et aux tapis de propreté, avant de traiter les sols eux mêmes. Négliger cette entrée revient à ramener chaque semaine la même chose à l'intérieur.

Enfin, la relation est différente. Le donneur d'ordre est le syndic ou le conseil syndical, mais les personnes qui jugent le résultat sont les résidents. Un cahier de liaison et un point périodique évitent que les remarques ne remontent qu'une fois par an, en assemblée générale, quand il est tard pour ajuster.

Bien dimensionner un contrat d'entretien de copropriété

La fréquence dépend surtout du nombre de lots et du passage : un petit immeuble de huit logements n'a pas les besoins d'une résidence de soixante. Le point de départ est un état des lieux précis, étage par étage, avec les surfaces, les revêtements et les points sensibles comme les locaux poubelles ou les paliers d'ascenseur.

Le périmètre doit dire ce qui est fait à chaque passage et ce qui est fait périodiquement. Les vitrages des halls, le dépoussiérage en hauteur ou la remise en état des sols ne relèvent pas du même rythme que le balayage des couloirs, et les mélanger dans une ligne unique rend tout devis incomparable.

La sortie des conteneurs mérite d'être traitée à part : c'est la prestation la plus visible pour les résidents et la plus contraignante en horaires, puisqu'elle dépend du calendrier de collecte. Nous la calons dès la visite, avec les jours et les créneaux, pour qu'elle ne devienne pas le point de friction du contrat.