Pourquoi l'intérieur demande une autre méthode que la carrosserie

La carrosserie se lave : l'eau et le produit glissent sur une surface fermée et repartent avec la saleté. L'intérieur, lui, est fait de matières ouvertes. Un siège en tissu, une moquette, un ciel de toit retiennent la saleté au cœur de la fibre, là où un simple passage d'aspirateur ou de chiffon humide ne va pas la chercher.

C'est ce que fait l'injection extraction : une solution est injectée dans la fibre puis immédiatement réaspirée, chargée de ce qu'elle a décollé. La différence avec un nettoyage de surface se voit sur la couleur du textile, et surtout elle s'entend dans la disparition des odeurs, qui viennent de ce qui est resté au fond, pas de ce qui est en surface.

Le dosage de l'eau est la vraie technicité. Trop d'eau dans un siège ou une moquette de véhicule, et le séchage devient long, avec un risque d'odeur d'humidité pire que la salissure de départ. Le matériel professionnel réaspire beaucoup plus qu'un appareil grand public, ce qui permet de traiter en profondeur tout en rendant un véhicule utilisable rapidement.

Véhicules de société : ce qui change

Pour une flotte, l'intérieur d'un véhicule n'est pas un confort, c'est une image. Un commercial qui reçoit un client dans sa voiture, un artisan qui transporte du matériel, un véhicule de service partagé entre plusieurs conducteurs : dans chaque cas, l'état de l'habitacle dit quelque chose de l'entreprise.

La contrainte est l'immobilisation. Un véhicule au nettoyage est un véhicule qui ne roule pas, ce qui pousse souvent à repousser l'entretien jusqu'à ce qu'il devienne lourd. Planifier véhicule par véhicule, par roulement, coûte moins de temps au total qu'une remise en état complète une fois par an, et évite d'immobiliser toute la flotte le même jour.

La restitution en fin de leasing est l'autre moment où l'intérieur compte, parce que les frais de remise en état facturés par le loueur portent souvent sur des salissures qu'un nettoyage professionnel aurait traitées pour bien moins cher.